
Quelques heures seulement après l’annonce de la disparition de Farrah Fawcett, nous apprenions avec stupéfaction celle de Michael Jackson. Si les circonstances de la mort de Farrah étaient tragiquement limpides, celles entourant le décès du chanteur étaient, et restent à ces jours, plutôt glauques.
J’avais une réelle admiration pour l’artiste mais n’étais pas un « fan ». J’avais comme tout le monde acheté « Thriller » à sa sortie, mais je préférais Prince, les Doors, INXS ou les Beatles, pour n’en citer que quelques uns.
Michael rejoins le panthéon des artistes au destin tragique : entre autres, John Lennon, Brian Jones, Jimmy Hendrix, Michael Huchence, Kurt Cobain, et bien entendu Elvis.
Le destin de ces stars était prévisible, comme celui de Michael Jackson.
A la question « Qui a tué Michael Jackson? », les réponses son multiples.
La première : son père. L’infâme Joe Jackson que Michael détestait et a fui sa vie durant, et qui est, sans aucun doute, à l’origine de sa crise identitaire.
La seconde : Michael lui-même, avec ses mariages ratés et ridicules, ses affaires de mœurs plus que troubles, son comportement infantile, sa terreur de la solitude, son hypocondrie.
Troisième et dernière réponse: le showbiz et sa cupidité.
Michael était constamment entouré d’une faune de parasites, avocats, conseillers, gourous, publicitaires, j’en passe et des meilleurs. Je réserve bien entendu une place toute particulière au corps médical.
Je ne parlerai pas des « plasticiens » dont "l’art" a ici confiné à la boucherie, mais après tout l’artiste était consentant...
Non, je pense plus particulièrement à ce médecin cardiologue, le Dr Conrad Murray, qui « présida » aux derniers instants du chanteur. Il avait annoncé à sa chère clientèle il y a quelques jours qu’il fermait son cabinet (qu’il la laisser tomber en d’autres termes), car il venait d’être appelé à de plus nobles fonctions.
Il venait d’être élevé au rang de médecin de la tournée londonienne, cette tournée dont Michael ne voulait pas. Il avait tenté, nous a-t-on dit, de s’y soustraire en prétextant de sa peur de la grippe porcine qui sévit en Angleterre.
Il est difficile de porter un jugement a posteriori, tant l’art médical est compliqué. Mais Murray n’était sans doute pas l’homme de la situation. Le succès de sa promotion lui sera monté à la tête et altéré son jugement au point de surestimer ses compétences...
Ce qui est arrivé à Michael Jackson est sans doute ce dont est mort Elvis Presley. Bourré de médicaments pour tenir debout et honorer son contrat, incapable de réaliser qu’il avait perdu toute dignité...
C’est aussi, toutes proportions gardées, ce qui se passait dans les vestiaires du stade vélodrome de l’OM quand sévissait Bernard Tapie. Il envoyait alors au casse-patte un Jean Pierre Papin usé jusqu'à la corde mais convenablement médicalisé pour tenir au moins 60 minutes...
Un médecin digne de ce nom aurait du se rendre compte que Michael Jackson était au bout du rouleau, et le dissuader d’entreprendre cette tournée. Et puis pourquoi un cardiologue si Michael avait un cœur en bon état ? Si l’on craignait un malaise, un « coup de fatigue », ou si on avait simplement besoin d’un « injecteur » de médicaments surpuissants, pourquoi ne pas faire appel aux services un réanimateur professionnel, un anesthésiste par exemple.
Ce qui me choque ici c’est qu’apparemment, la maison dans laquelle vivait Michael, n’était pas équipée d'un défibrillateur. Cela l’aurait peut-être sauvé...Le Dr Conrad Murray travaillait-il sans filet?