mercredi 17 juin 2009

Obama s’en lave les mains

A la veille du scrutin de l’élection présidentielle iranienne, Obama déclarait en substance que grâce au discours prononcé quelques jours plus tôt au Caire, un solide dialogue (« robust » dans le texte) s’était engagé entre les différentes factions.

Anticipant j’imagine une victoire du « modéré » Moussavi, il tentait là une lamentable récupération politique.

L’homme-enfant, comme certains le surnomment aux États-Unis, se prenant une fois de plus pour le président du monde, ferait bien de lire les fables de la Fontaine (je doute qu’il les ait jamais étudiées dans sa madrassa indonésienne). La grenouille Barak tente de se faire bœuf tandis que l’ours Ahmadinejad ne vend pas sa peau facilement (elle n’a d’ailleurs jamais été à vendre !).

Les médias américains reprirent en chœur le pronostic de l’Elu, se félicitant de sa "vista" politique.

Las, les lendemains déchantent. Ahmedinejad est réélu dans un fauteuil. Qu’à cela ne tienne; les médias nous expliquent que les manifestations de défi au pouvoir en place sont en fait la conséquence du discours d’Obama, que la puissance de son message a galvanisé les foules, les guidant irrésistiblement sur les chemins de la révolution démocratique...

Comme si le peuple iranien, l’un des plus intelligents et déterminés de la planète, s’était croisé les bas depuis 30 ans en attendant « The One ».

Quoiqu’il en soit le « robuste » soutien d’Obama au peuple iranien à fait long feu.

Apres s’être dit « profondément troublé », ne déclare-t-il pas quelques heures plus tard que « c'est aux Iraniens de décider, nous n'allons pas nous en mêler".

Cela me rappelle la fameuse phrase de Claude Cheysson, ministre de Mitterand, en 1981 : « Bien sur, nous ne ferons rien » , lorsque Jaruzelski décrète l' «état de guerre» en Pologne.

Obama, lui non plus ne fera rien. Du moins rien pour aider le peuple iranien à se libérer de la tyrannie. On sait en revanche qu’il vient de donner son feu vert au gouvernement islamique pour développer son énergie nucléaire, ressource qu’il dénie à son propre pays...

Le peuple iranien n’a plus rien à attendre de l’Occident. Le gouvernement américain vient officiellement de reconduire le régime des mollahs.

Son destin est-il désormais dans les mains d’Israël ?

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